[I., 7 ans] Lectures du moment…


Il y a un an pile, I. alors âgée de 6 ans se plaisait à dévorer la collection « Moi je lis » partout, dans toutes les situations, même au milieu des mauvaises herbes qui poussent ça et là en hiver…

lire à 6 ans

Quasiment un an après, donc, elle a 7 ans passés. Où en est-elle dans ses lectures ? Elle a totalement oublié les « Moi je lis » pour des mini-histoires à énigmes, la série « Je lis des histoires vraies » et quelques livres en rapport avec son intérêt grandissant pour les chevaux. Pensant lui faire plaisir, j’ai commandé une enquête de Mister Bon Flair… 30 pages, des petits textes d’une dizaines de lignes, quelques images et surtout des énigmes… qu’on perce grâce à une loupe magique…
Une histoire qui lui a plu certes, mais qui ne résiste pas longtemps à cet appétit vorace… elle l’a lu d’une traite et ça l’a laissée sur sa faim.

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Nous avons donc continué avec tout autre chose « Le Girl’s Book de la Cavalière » aux Editions Larousse. 96 pages illustrées, et avec des informations claires et détaillées, parfois humoristiques, sur l’univers équestre : observer et reconnaître les races de chevaux, l’équipement de la cavalière, la toilette et l’entretien, les allures, les compétitions, etc. :

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Cheikh Nabil el Awadhi dans notre mosquée


Cheikh el Awadhi est à Sfax ce soir après Maghreb dans la mosquée El Lakhmi.
Dommage… pas de live cette fois, son intervention sera filmée et retransmise sur le net par Nour Productions.

[Edit 28/01] : l’intervention est retransmise sur le groupe de la chaîne Al Taberaka :
https://www.facebook.com/taberakatv.tn

cheikh nabil al awadhi sfax

Voici la vidéo de l’intervention :

Cheikh Nabil el Awadhi en Tunisie à Sfax

[Livre] Apprendre avec les neurosciences


Apprendre avec les neurosciences, rien ne se joue avant 6 ans.

neurosciences et apprentissages
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Prenant le contre-pied de Fitzhugh Dodson dans son best-seller mondial « Tout se joue avant 6 ans », Pascale Toscani pose des balises, petit à petit et avec pédagogie, pour montrer que non ! décidément ! « Tout » ne se joue pas avant 6 ans. Que les parents, comme les responsables ou encore les personnalités engagées dans un système éducatif (écoles bien sûr, mais on pourrait très facilement extrapoler et étendre ces réflexions aux systèmes éducatifs familiaux et même IEF, donc les parents a fortiori, seront également intéressés), peuvent transmettre, même après 6 ans, ce petit « grain » qui fait que nos enfants seront (et nous avec !) constamment en recherche d’apprentissage, tout le temps dans une démarche pour analyser, décrypter le monde qui nous entoure… pour mieux le « comprendre » …et j’ajouterai, en tant que musulmans, pour mieux y oeuvrer, chacun à son échelle in châ-a-Llâh.

Extrait de la postface de Christian Philibert :
« Ce livre réintroduit la confiance et le professionnalisme indispensable non seulement à la réussite des élèves mais aussi à l’épanouissement professionnel des enseignants et des éducateurs. La prise en compte des sciences cognitives dans l’espace scolaire va permettre à chacun de mieux comprendre les chemins sinueux de l’apprentissage, de la mémoire, de l’attention, de la motivation, des effets du stress. Ce livre nous offre deux leçons : celle d’un renouvellement de notre système éducatif par l’introduction des neurosciences et celle de l’efficacité d’une recherche-action quand elle conjugue la rigueur scientifique et la culture de la complexité ».
Biographie de l’auteur
Pascale Toscani est enseignante-chercheuse, Maître de conférence à l’Université catholique de l’Ouest (UCO Angers). Elle contribue à la formation des enseignants. Elle conduit, depuis plusieurs années, des programmes de formation pour introduire les connaissances liées aux neurosciences dans l’acte éducatif. Elle collabore notamment avec des acteurs québécois à ce sujet.
Pascale Toscani, Apprendre avec les neurosciences. 2012. Ed. Chronique sociale.

Notre témoignage pour « Petits Savants »


Voici un extrait de notre témoignage (clic pour le lire en entier !) pour l’association « Petits Savants » créée par deux soeurs formidables, Oum Hilal et Oum Abderrahmane, afin de développer des activités d’apprentissage à destination des enfants de moins de 6 ans et favoriser aussi les rencontres entre mamans.

petits savants instruction en famille

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L’instruction en famille est pour moi la suite logique du lien que je construis avec mes enfants depuis leur naissance. Tout-petits ce lien se matérialisait par des choses comme l’allaitement à la demande et l’allaitement prolongé, le cododo, le portage, etc. et puis, les voyant grandir, j’ai voulu continuer à vivre et à partager avec eux au quotidien plutôt que de les suivre « de loin », le soir, vite fait, 3 ou 4 heures après l’école. D’autres facteurs ont joué un rôle dans cette décision notamment mes réflexions sur ce qu’est l’école aujourd’hui (en France ou en Tunisie, puisqu’à part les moyens financiers, c’est la même chose), ce qu’on y apprend et comment on y apprend. J’ai voulu pour eux une éducation et une instruction sur-mesure, respectueuses de leurs rythmes, de leurs particularités, de leurs intérêts propres. J’ai voulu pour eux une éducation basée sur la fraternité et sur la solidarité, pas sur la compétition et l’individualisme. Enfin j’ai souhaité leur enseigner au quotidien ce que moi-même je n’ai découvert que très tard : l’Islam.


« 

En ce moment en langue arabe…


Notre grand A. de 5 ans a commencé l’alphabet arabe en septembre et sait maintenant écrire son prénom, et sait reconnaître et écrire les lettres « Alif, bâ, râ, dal, mîm, lâm et nûn » : dans ses cours, il procède donc lettre par lettre avec différents exercices d’écriture et de reconnaissance des lettres et puis aussi d’une même lettre dans différentes positions dans un mot.
Ci-dessous, un exemple pour « râ »

apprentissage de l'arabe sfax

aApprentissage de l'arabe sfax

Quelques puzzles en discutant pour apprendre du vocabulaire :

puzzle arabe

Il a également appris en riwaya « Qalûn » les sourates  114. An-Nâs à 103. El 3Asr. Le livre avec lequel ils progressent est particulièrement bien fait puisqu’on retrouve chaque soura sur la page de droite accompagnée des explications de Tajwid (règles de récitation) à gauche :

Arabe sfax tunisie Coran

Arabe sfax tunisie Coran

Pour notre grande I. 7 ans :

-de la lecture, en commençant cette année par de petites histoires d’une dizaine de pages. Elle a fini le premier « Al Assad wa-l fa2r » (Le lion et la souris) avec des questions de compréhension et lit maintenant « As-Sarrârû wa-n-namlatu » (La cigale et la fourmi) :

lecture arabe enfants

-des poèmes ou nachid sur le Prophète Muhammad (saws) :

chant nachid Muhammad RasulAllah

Elle fait également des maths en arabe et là, déjà, je suis larguée par le vocabulaire :/ et à ce propos j’ai mis un certain temsp à m’habituer à l’écriture des maths en arabe puisque :
45 = (5 x 6) + 15
et pas :
15 + (5×6) = 45
😀 … ben oui, faut être logique jusqu’au bout.

maths en arabe

Petite déception… l’équitation


cheval ranch club sfax

cheval ranch club sfax

Cette année ma grande I. de 7 ans avait choisi de faire de l’équitation et nous avions donc commencé les recherches dès cet été.
Ça n’a pas été très fructueux puisque pour une ville de 500 000 habitants, seconde ville du pays, nous n’avons recensé que deux clubs, l’un « Nâdi el Fouroussyia » Route de Tunis, Km 12.5 et l’autre Route de l’Aïn (à Aïn Turkyia plus exactement), Km 15, appelé « Ranch Club ».
Les prix sont sensiblement les mêmes pour une séance d’une heure sans abonnement : 7 Dt (3.5 euros) pour l’un et 8 Dt (4 euros) pour l’autre.
Nous avons été éconduits (et mal accueillis) dans le premier car c’était un jour de fermeture.
Notre expérience dans le second club a été un peu plus positive au départ (quoique !) mais là, c’est décidé, nous ne pourrons pas continuer.

Le cadre du Ranch Club est sympathique, propre, avec un café-buvette, un jardin et deux terrains de tennis non-exploités et ensablés.

MAIS. Car il y a plusieurs « mais »…

Le cours n’est pas un cours. D’ailleurs aucun des « cours » sur la douzaine de fois où nous nous y sommes rendus, n’était ce que j’appelle un cours : pas de contact avec le cheval avant de monter, pas d’explications (même sommaires) sur les soins et la nourriture, comment seller et brider un cheval, etc. Rien. On paye et on attend qu’on nous amène le cheval. Tout le côté contact physique, connaissance et proximité de l’animal, plaisir lors du brossage, etc. est totalement absent.
Et quand le cheval est là, c’est tout au plus une initiation à la monte.
Peu ou pas de conseils, sauf sur le maintien.
Les enfants tournent pendant près d’une heure dans l’enclos. Les six premières séances environ, la bride est tenue par un jeune employé. Les six suivantes seuls, mais pas encadrés (en tous les cas pas comme je l’attendais).
A cela, s’ajoutent d’autres inconvénients :
-peu de communication avec le « professeur » ;
-pas de possibilité de savoir à l’avance les horaires exacts du « cours » ou plutôt du passage dans l’enclos :/ puisque lorsqu’on arrive, on prend un billet en payant et on passe dans l’ordre d’arrivée. Il nous est donc arrivé à plusieurs reprises, après avoir parcouru 30 km, de voir qu’un groupe de 10 va passer et qu’il nous est donc impossible d’attendre « une heure ou deux » comme cela fut proposé (ou de revenir).
-des prix de boissons à la buvette variant selon « la tête du client »… (sans commentaire)…
-les règles de politesse et de respect du client totalement absentes. Je résume notre dernier passage dans ce club sfaxien : nous attendions le passage de notre fille et ayant toujours les trottinettes et rollers dans le coffre de la voiture, j’ai proposé aux garçons de les sortir et de faire quelques tours du terrain de tennis, déserté comme à l’habitude. Les deux terrains sont ouverts, non cadenassés, sans pancarte indiquant quoi que ce soit. Ils sont ensablés et j’insiste : AUCUNE des fois où nous nous y sommes rendus précédemment nous n’y avons vu quelqu’un faire du tennis, ni même tout autre chose.
Après 5 minutes à peine d’activité, un homme (le propriétaire) est arrivé en criant sur les enfants, en nous parlant très mal. Nous sommes partis sur le champ… sans aucun mot… et en ayant la ferme intention de ne plus jamais y revenir.

Les bibliothèques et médiathèques, un repaire pour IEFeurs ???


Des lieux d’instruction informelle ?

J’ai pris part récemment à une discussion sur ce que pouvait représenter une bibliothèque ou une médiathèque pour une famille IEF.
Pendant notre IEF en France nous allions à la biblio/médiathèque de notre ville une fois par semaine et nous pouvions emprunter, chacun, enfant ou adulte, 8 livres pour 6 semaines maximum. Le tout gratuitement (ou à 11 euros par adulte et 8 euros par enfant pour un abonnement multimédias (DVD, CD)). Ici les bibliothèques sont tristounettes et les collections peu fournies en français, ce qui ne m’arrange pas tellement… Il reste toujours celle qui est liée à la Maison de France. Elle est à 18 euros l’année mais l’ambiance, je dirai même l’accueil ne me conviennent pas (du tout). Et, au final, les nouveautés en littérature jeunesse tellement rares que j’ai mis un trait sur cette possibilité.
Revenons-en donc à la biblio/médiathèque de mon ancienne ville qui nous laisse, aux enfants et moi, jusqu’à aujourd’hui de très bons souvenirs.

Même si tout y était conçu en « Open-space », nous avons rapidement apprécié le fait que les espaces soient séparés par fonctions et types de publics : à l’entrée, on trouvait l’espace revues/périodiques avec un chouette coin lecture, puis plus loin un espace enfants très vaste et à l’étage l’espace adultes.
Il y avait également un espace à part pour la consultation des DVD et un un coin pour prendre son goûter et prendre un café à la machine. Sympa là aussi…

Dans l’espace enfants, nous nous sommes régalés à lire sur les fauteuils, poufs et autre matériel prévus pour s’installer confortablement. Il y avait également une installation de gradins en demi-cercle sur 5 mètres de long à peu près :

coin lecture en bibliothèque

bibliothèque IEF
Source

Nous aimions bien également un système de tables et d’étagères de « mises en avant de lectures » dans toute la bibliothèque. Il y avait ainsi 5 ou 6 endroits dans les lieux de passage qui mettaient en lumière de nouvelles idées de lecture. C’était changé souvent, et en fonction de thématiques que les bibliothécaires choisissaient.
Certains livres étaient présentés ouverts et couchés sur un présentoir, d’autres fermés sur des petits pupitres, d’autres encore sur des lutrins.
Ça nous donnait des idées et vraiment envie de regarder, de feuilleter !

Lutrin de biblioSource

J’ai regretté le peu d’ateliers organisés : ça aurait pu être des lectures à voix haute, la rencontre d’un auteur pour enfants, des ateliers créatifs pour faire suite à une lecture, de la calligraphie de toutes sortes : chinoise, arabe ou gothique, l’approfondissement d’un sujet avec une discussion ou un débat, des rencontres autour de sujets concernant l’éducation, les manières de suivre nos enfants dans leurs avancées et apprentissages, etc. ça demande évidemment des gens qui aiment faire ça et/ou des spécialistes selon les sujets… mais à partir du moment où les parents peuvent participer financièrement, même peu, je suppose qu’on peut imaginer faire intervenir des tiers.
Les bibliothèques pourraient avoir une nouvelle dimension qui relierait la lecture à tant d’autres activités créatives et… attractives pour de jeunes publics scolarisés ou non, d’ailleurs.

Chez nous aujourd’hui…


Un peu de glace à la grenade faite-maison…

Il fait encore très bon en journée en Tunisie pour une fin de mois de novembre malgré le fait que les nuits se rafraîchissent. C’est aussi la période des grenades dont les enfants aiment manger les grains à la cuillère ou mélangées à de la semoule. Il y a plusieurs mois déjà, j’ai découvert une recette de crème glacée home-made très facile à réaliser. Pas de brique d’amande cuisine par ici malheureusement, j’ai donc simplement congelé les petits grains de grenade à l’avance puis au moment de servir le dessert, nous avons mixé 500g de grains avec un petit pot de crème fraîche épaisse et 3 cuillerées de sucre brun. Délicieux ! Les enfants étaient ravis. J’ai laissé quelques grains entiers dans la crème ce qui donne un peu de croquant… seul bémol, les « coeurs » de grains un peu durs sous la dent.

glace à la grenade

Pour celles et ceux qui voudraient savoir comment cueillir les grains d’une grenade en quelques secondes, ceci est pour vous (il n’est pas nécessaire de comprendre l’anglais) :

Nous avons enchaîné sur un nettoyage minutieux des chaussures des frères et sœurs… et de Maman aussi 🙂

Nettoyage des chaussures

Et puis un moment d’expression « libre » sur le grand tableau… je m’attendais à du français, ben non, finalement ma grande I. a choisi l’arabe.

Ecrire au tableau en arabe
BON JUMU3AH A TOUTES ET TOUS !

Joyeux Aïd 2012 !


Pour nous, le programme ici :

Nous avons assisté pour la première fois en Tunisie à une prière en commun inoubliable, tôt le matin sur la plage de Sidi Mansour…

prière de l'aid Safx 2012
Nous avons apprécié une belle journée chaude et ensoleillée, et nous avons pris plaisir avec les enfants à décorer un petit mouton avant le sacrifice.

notre mouton décoré de l'aïd - tunisie
sacrifice du mouton aid 2012 tunisie

et nous avons dégusté sa viande « méchoui » cuite sur le braséro avant de faire les traditionnelles visites aux voisins…

viande méchoui de l'aid